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Lectures historiques En savoir plusLe vendredi 19 juin 2009, l’ANORAA (Association Nationale des Officiers de Réserve de l'Armée de l'Air) et la commune de Monthaut, ont décidé de commémorer l’événement en collaboration avec l’ANSORRA (Association Nationale des Sous-Officier de Réserve de l’Armée de l’Air). La cérémonie a eu lieu en présence des autorités civiles et militaires parmi lesquelles on peut citer monsieur Pierre Coron Sous-préfet de Limoux, monsieur Jean-Paul Dupré député-maire de Limoux, Monsieur le Délégué Militaire Départemental, monsieur le colonel Gérard Collin Délégué Général du Souvenir Français pour le département de l’Aude
LECTURES HISTORIQUES
MONTHAUT: 19 juin 1940, 17 heures.
Les citations décernées à l’équipage donnent une idée de la difficulté de cette mission. Voici à titre d’exemple celle de l’ADJ COIFFIER : « Devant l’avance allemande, s’est porté volontaire pour évacuer des avions Léo 45 non armés du terrain des Landes de Bussac sur celui de Perpignan-Llabanère. A trouvé la mort en service aérien commandé le 19 juin 1940 à Monthaut (Aude) dans l’accomplissement de sa mission tentée sans entraînement préalable sur ce type d’avion malgré des circonstances atmosphériques défavorables».
La Médaille Militaire a été conférée à titre posthume à L’Adjudant COIFFIER, au Sergent-chef BERTRAND et au Sergent CHRETIEN pour leur détermination à résister et ne pas se laisser soumettre à l’envahisseur, même au prix de la mort.
LIEU EXACT DE L’ACCIDENT
LEO 451. (Lioré et Olivier.) Constructeur : SNCASE. Type : Bombardier. Année : 1939. Moteurs : Deux Gnome Rhône 14N-48. Refroidis par air. Puissance totale 1140 CV. Envergure : 22,50 mètres. Longueur : 17,17 mètres. Hauteur : 5,23 mètres. Poids en charge : 11 400 kg. Vitesse maximale : 495 km/h à 4800 mètres d’altitude. Altitude opérationnelle : 9000 mètres. Autonomie : 2300 kilomètres. Armement : Une mitrailleuse de 7,5 mm fixe. Une mitrailleuse de 7,5 mm mobile ventrale. Un canon de 20 mm mobile dorsal. 1500 kg de bombes en soute. Équipage : quatre personnes. Le LEO 451 était un excellent bombardier. C’était un monoplan à ailes basses, tout en métal et à train escamotable. Premier vol : mars 1940.
L’EQUIPAGE. Lucien Henri, COIFFIER adjudant moniteur-pilote, était né le 18 juillet 1910 à Verdun. (Meuse). Il était marié et avait 30 ans. Roger, Pierre, Bertrand sergent-chef aviateur, était né le 13 mars 1913 à Paris. Il était célibataire et avait 27 ans. Raymond, Eugène, Emmanuel CHRÉTIEN, sergent aviateur était né le 13 novembre 1917 dans l’Oise. Il était célibataire et avait 22 ans. Après le crash les corps furent déposés dans une chapelle ardente aménagée dans un hangar proche du domaine des Monges. Les maires du canton d’Alaigne organisèrent une veillée funèbre. Le lendemain l’abbé Malacan célébra la messe de sépulture. Les trois hommes furent inhumés dans le cimetière de Monthaut. Ce n’est qu’après la guerre, en 1945 que les corps furent rendus à leur famille.
En septembre 1939, alors que l’École de l'Air reçoit l'ordre de se replier à Bordeaux où se regroupent les unités de Salon-de-Provence et Versailles, des éléments de formation sont mis en place dans les Landes de Bussac (Charente-Maritime) où des pelotons se rendent pour des stages de pilotage intensif. Face à l’avance des forces allemandes le colonel Bonneau reçoit, le 18 juin 1940, l'ordre de replier l'école - cadres et élèves - sur l'Afrique du Nord. Un certain nombre de cadres ne participent pas au repli des élèves, ils tentent de soustraire les appareils à l'ennemi en les convoyant vers l’Afrique du Nord via le Sud de la France. L'adjudant Coiffier, moniteur-pilote, le sergent-chef Bertrand et le sergent Chrétien, membres d'équipage, utilisent la base aérienne 107 de Villacoublay pour l'entraînement en vol. Le 19 juin 1940, l'équipage de l'adjudant Coiffier prend possession d'un appareil "Léo 451". Au cours du transfert entre le terrain de Bussac, Landes de Brussac (Charente-Maritime), et celui de la Llabanère, près de Perpignan, l'avion est pris dans un violent orage. Vers dix sept heures, entre les communes de Bellegarde du Razès et d’Alaigne, il perd une aile au-dessus de la « ferme des Arres » et s'écrase sur le territoire de la commune de Monthaut, au lieu-dit "Les Monges". Les trois sous-officiers trouvent la mort. En leur mémoire, une stèle a été érigée par la commune sur les lieux de l'accident.